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Escalier en colimaçon sur mesure en acier, structure hélicoïdale et garde-corps inox, réalisé par l’atelier Révolution

Guide · Conception & dimensions

Le colimaçon.
Au-delà du diamètre.

Passage utile, giron, trémie et arrivée à l’étage : les repères pour comprendre la géométrie d’un escalier hélicoïdal.

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Lire la suiteRévolution · Les repères de l’atelier

01 · Lire la géométrie

Du diamètre extérieur au passage réel.

Dans un escalier à fût central, le rayon total n’est jamais intégralement disponible pour marcher. Il faut retrancher le noyau central, puis tenir compte du garde-corps et de la manière dont le pied se place réellement dans la marche.

Une première lecture purement géométrique consiste à regarder la largeur radiale disponible : (diamètre extérieur − diamètre du noyau) ÷ 2. Ce résultat n’est pas une largeur utile réglementaire ; il permet simplement de comprendre pourquoi deux colimaçons de même diamètre peuvent fonctionner très différemment.

Exemple géométrique

Ø extérieur 1 600 mm, noyau Ø 200 mm : la largeur radiale théorique est de 700 mm avant toute déduction liée au garde-corps ou aux jeux de construction.

L’angle entre marches

Avec N marches régulièrement réparties sur un tour, chaque marche occupe un angle de 360° ÷ N. Plus on ajoute de marches par tour, plus le giron diminue à rayon constant.

Formule pédagogique

g ≈ 2πr / N

g = giron sur la ligne de foulée · r = rayon de cette ligne · N = marches par révolution.

Exemple

r = 600 mm · N = 14

Le développement d’un tour à ce rayon est ≈ 3 770 mm, soit environ 269 mm par marche.

Attention

Ce calcul décrit une géométrie régulière. Il ne valide ni la conformité, ni l’échappée, ni la largeur de passage, ni la pertinence du projet réel.

02 · Ligne de foulée, giron, diamètre

La marche n’a pas la même profondeur partout.

C’est la particularité fondamentale du colimaçon : une marche est très étroite près du noyau et beaucoup plus large à l’extérieur. Le giron pertinent se mesure donc sur une ligne de référence — la ligne de foulée — et non sur la largeur maximale de la marche.

Escalier en colimaçon (hélicoïdal) en plan : ligne de fouléeSchéma de principe d’une volée autour d’un fût central. La ligne de foulée est courbe ; le giron se mesure entre deux nez de marche sur cette ligne. Le diamètre traverse le centre.Ligne de fouléeFûtVue de dessus · schéma de principe
01

Le trajet qui sert de référence.

La ligne de foulée est une ligne de référence utilisée pour dimensionner les marches. Dans une spirale, elle suit une courbe. Sa position se définit selon la configuration de l’escalier et les règles applicables au projet.

Le confort se vérifie avec plusieurs paramètres : giron, hauteur de marche, largeur de passage et échappée. Aucun de ces repères ne suffit seul.

Illustration pédagogique sans échelle. Elle ne représente pas un plan d’exécution ni une cote réglementaire.

Hauteur de marche et giron en coupeLa hauteur h est la distance verticale entre deux marches. Le giron g est la distance horizontale entre leurs nez successifs, dans cette coupe schématique suivant la ligne de foulée.g · gironhh · hauteur entre deux marches

Schéma de principe, sans échelle. La hauteur h et le giron g doivent être lus ensemble.

03 · Hauteur et pas de montée

Blondel : utile, mais jamais suffisante.

La relation 2h + g aide à vérifier la proportion entre hauteur de marche et giron. Elle permet de comparer des variantes, mais doit être complétée par l’étude du passage utile, de l’échappée et de la main courante, selon l’usage du bâtiment.

Pour les lieux de travail, l’INRS recommande des marches de 13 à 17 cm, un giron de 28 à 36 cm, une relation 2H + G comprise entre 60 et 66 cm et une inclinaison de 25 à 38°. L’INRS précise que, pour un escalier hélicoïdal, les mesures se prennent sur la ligne de foulée située à 60 cm du noyau ou du vide central et que le giron extérieur doit rester inférieur ou égal à 42 cm.

Important : ces valeurs INRS sont des recommandations pour la conception des lieux de travail. Elles ne doivent pas être présentées comme la règle universelle d’un escalier privé résidentiel.

04 · La réglementation dépend du bâtiment

Maison, ERP, lieu de travail : trois lectures différentes.

Les dimensions à respecter dépendent de la destination du bâtiment et du champ d’application des textes. Il faut identifier ce cadre avant de retenir des valeurs pour le projet.

Habitation concernée par l’accessibilité

18 cm / 24 cm / 80 cm

L’arrêté du 24 décembre 2015 prévoit, pour les escaliers adaptés concernés, une hauteur de marche ≤ 18 cm, un giron ≥ 24 cm et une largeur minimale de 0,80 m. Il impose également un éclairage artificiel supprimant les zones sombres.

Le Code de la construction précise que ce régime vise notamment les maisons individuelles construites pour être louées, mises à disposition ou vendues, et exclut le cas de la maison construite ou réhabilitée par son propriétaire pour son propre usage.

ERP ouverts au public

16 cm / 28 cm / 1,20 m

L’article 7-1 de l’arrêté du 20 avril 2017 impose, pour les escaliers ouverts au public dans les ERP concernés, une hauteur de marche ≤ 16 cm, un giron ≥ 28 cm et une largeur minimale de 1,20 m entre mains courantes.

Les mains courantes sont en principe prévues des deux côtés et situées entre 0,80 m et 1,00 m du nez de marche, avec une exception spécifique aux escaliers à petit fût central.

Escaliers tournants en ERP

La règle des 60 cm.

L’article CO 56 du règlement de sécurité ERP impose que le giron et la hauteur soient appréciés sur une ligne de foulée située à 0,60 m du noyau ou du vide central. Il exige aussi un giron extérieur strictement inférieur à 0,42 m pour ces escaliers tournants.

Ce texte est particulièrement intéressant pour comprendre pourquoi la ligne de foulée est une donnée de conception et pas seulement une notion théorique.

05 · Trémie et échappée

Le plan ne suffit jamais.

Un colimaçon peut sembler parfait vu de dessus et devenir inutilisable si la tête rencontre le dessous du plancher ou si l’arrivée débouche mal sur l’étage. C’est pourquoi la trémie doit toujours être étudiée avec une coupe verticale.

01

La trémie

Sa forme et sa position déterminent le passage de la volée et l’ouverture disponible au-dessus des marches.

02

L’échappée

C’est la hauteur libre au-dessus du passage. Elle se vérifie sur la trajectoire réelle de l’utilisateur, pas simplement au centre de l’escalier.

03

Le dernier giron

Le point d’arrivée doit être lisible et cohérent avec le plancher de l’étage. Une mauvaise répartition se ressent immédiatement à la montée.

04

Le transport de mobilier

Une spirale confortable pour une personne peut rester très contraignante pour un matelas, une armoire ou un meuble encombrant.

06 · Garde-corps et main courante

La protection fait partie de la géométrie.

Le garde-corps ne s’ajoute pas à la fin. Son épaisseur, sa main courante, son remplissage et son raccord avec le palier modifient le passage, la préhension et la lecture de l’escalier.

La norme française NF P01-012 a été révisée en novembre 2024. La version 2024 est désormais la référence AFNOR en vigueur pour les solutions techniques relatives aux éléments de protection contre les chutes accidentelles de hauteur ; elle a remplacé l’ancienne édition de 1988. Son champ et son application doivent être vérifiés selon le projet.

Le dimensionnement des protections demande de consulter la norme complète et de vérifier les textes applicables au bâtiment.

07 · Préparer une étude sérieuse

Les informations utiles pour étudier votre colimaçon.

Hauteur entre sols finis

01

Largeur et longueur de trémie

02

Épaisseur du plancher

03

Photos du niveau bas

04

Photos du niveau haut

05

Position souhaitée du départ

06

Usage principal / secondaire

07

Contraintes de mobilier ou de passage

08

Continuer la lecture

Pour aller plus loin dans le projet.

Le dimensionnement n’est qu’une partie du sujet. Structure, garde-corps, usage du bâtiment et références réalisées permettent de replacer les cotes dans un projet réel.

Questions techniques

Les questions qui reviennent avant le dessin

Quel diamètre faut-il pour un escalier en colimaçon ?

Il n’existe pas de diamètre universel valable pour tous les projets. Le diamètre extérieur ne donne que l’encombrement global. Le confort dépend aussi du diamètre du fût ou du vide central, de la ligne de foulée, du nombre de marches par tour, de la hauteur à franchir, de l’échappée et de l’usage du bâtiment.

Pourquoi deux escaliers de même diamètre peuvent-ils être très différents à l’usage ?

Parce que la place disponible pour marcher n’est pas égale au rayon total. Un fût plus large, un garde-corps plus épais ou un nombre différent de marches par révolution modifient la largeur réellement exploitable et le giron sur la ligne de foulée.

Comment calcule-t-on le giron d’un escalier en colimaçon ?

Sur une géométrie régulière, le giron se lit sur la ligne de foulée. Si les marches sont réparties régulièrement, on peut comprendre la relation géométrique avec la formule g ≈ 2πr / N, où r est le rayon de la ligne de foulée et N le nombre de marches par tour. Le dimensionnement final doit ensuite être vérifié avec les règles applicables au projet.

La formule de Blondel suffit-elle à garantir le confort ?

Non. La relation 2h + g aide à vérifier la cohérence entre hauteur de marche et giron, mais elle ne traite ni de la largeur de passage, ni de l’échappée, ni de la main courante, ni du point d’arrivée, ni du contexte réglementaire. L’INRS rappelle d’ailleurs qu’elle ne suffit pas seule pour concevoir un escalier sûr dans les lieux de travail.

Les règles sont-elles les mêmes dans une maison, un ERP et un lieu de travail ?

Non. Les textes applicables changent selon l’usage du bâtiment. Par exemple, l’accessibilité des ERP impose des dimensions minimales spécifiques, tandis que les maisons individuelles destinées à la vente, la location ou la mise à disposition relèvent d’un autre cadre. Une maison construite pour l’usage propre de son propriétaire n’entre pas dans ce même champ d’accessibilité.

Quelles informations faut-il donner pour une première étude ?

La hauteur entre sols finis, les dimensions et la forme de la trémie, des photos des deux niveaux, la position souhaitée du départ et de l’arrivée, l’usage prévu et, si possible, un plan. Le passage de mobilier et les contraintes de garde-corps doivent aussi être signalés dès le départ.

Références consultées

Les textes et documents de référence.

INRS ED 950 — Conception des lieux et des situations de travail : recommandations sur hauteur de marche, giron, ligne de foulée, inclinaison et escalier hélicoïdal.

Arrêté du 20 avril 2017, article 7-1 — accessibilité des ERP neufs et IOP : largeur entre mains courantes, hauteur de marche, giron et mains courantes.

Règlement de sécurité ERP, article CO 56 — escaliers tournants : ligne de foulée à 0,60 m du noyau ou du vide central et giron extérieur.

Arrêté du 24 décembre 2015, article 12 — escaliers adaptés dans les bâtiments d’habitation concernés par l’accessibilité.

Code de la construction et de l’habitation, article R162-5 — champ d’application aux maisons individuelles destinées à être louées, mises à disposition ou vendues.

NF P01-012, édition novembre 2024 — norme AFNOR en vigueur relative aux éléments de protection contre les chutes de hauteur.

Dernière vérification éditoriale : septembre 2026. Les textes applicables doivent être recontrôlés pour chaque projet, notamment en ERP, en accessibilité et en sécurité incendie.

De la théorie au projet

Étudions votre trémie et les niveaux à relier.

Envoyez-nous quelques photos, les dimensions de la trémie et la hauteur entre sols. Nous pouvons alors raisonner sur votre géométrie réelle, pas sur un diamètre standard.

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